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                                          Mots d'Amour

   

poesie_mots_amour

2017


ISBN : 979-10-97177-03-4






De la Préface de Dacia Maraini :
"Dans les poésies de Kadour Naimi se concentre, en somme, tout un univers d'émotions et désirs qui appartiennent certainement à la tradition lyrique d'argument amoureux, mais qui prennent dans le croisement de deux cultures, celle européenne et celle de matrice arabe, une nouvelle et intense saveur littéraire. Il ne s'agit donc ni de vers de circonstance ni de la froide répétition de clichés sentimentaux, mais de la narration d'un amour toujours et de toute manière indispensable pour donner un sens à l'existence."


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(1,0 Mo.) 76 pages







2011
Première Édition française
Editions Lire et Méditer
ISBN : 978-2-9522708-5-4

   



2008
Première édition en italien.
Edizione del giano, Roma.
ISBN : 88-70-74165-6

   

                    
                                     Poèmes singuliers publiés

                                                        Premier poème ( sous pseudonyme)


                                   Cinq doigts de la main arrachés


Comme sont partis les corps
               De l'ouvrier cordonnier Sacco
                Du marchand de poissons Vanzetti
Comme sont partis les corps
                De l'étudiant Oulianov Alexandre
                Et de l'ouvrier électricien Nguyen Van Tro
ï
Comme sont partis les corps
                De femmes et d'hommes jeunes la plupart
                Depuis et avant Jésus le crucifié
Vos corps sont partis
                Sœurs Ulrike, Gudrun, Ingrid
                Frères Andreas, Jan Carl

Je vous salue !
Le cœur Les dents L'espoir Les poings Les tripes serrés
Salut !      De tous les plis douloureux de mon visage
Salut !      De toutes les plaies du cœur de mon cœur
Salut !      Avec les plus tendres baisers de mon amertume
                Ceux réservés
                Dans l'immense famille humaine
                Qui souffre et qui lutte
Aux sœurs et frères
Qui se sont trompés de méthode
                 Mais qui sont des N
ÔTRES !
                Étincelles de notre flamme étouffée
                Chair de notre chair mutilée
                Âme de notre âme révoltée
Car c'est pour NOUS qu'ils sont morts
Pour toi    Ouvrier mécanisé
                 Employée robotisée
                Paysan rejeté
                Femme humiliée
                Jeune méprisé
                Intellectuel bâillonne
                Vieillard enhomisé
Qu'ils se soient suicidés ou qu'on les ait tués
Là n'est pas le problème
Dans l'un et l'autre cas on les a ASSASSINES
On c'est     Les bandes de vampires industriels et financiers
On c'est     Les hyènes misérables de la presse écrite et parlée
On c'est     Le procureur
                  L’enquêteur sur la mort de mes sœurs et frères
                  Le signataire du mandat d’arrêt contre Croissant
                  Schuele le membre des sections d'assaut nazies
                  Dès 1933 et du parti nazi dès 1935
On c'est enfin
Voilà qui me fait le plus mal
                  Mes innombrables semblables
                  Ton égoïsme
                       Ta bêtise
                            Ton indifférence
                                 Ton confort
Bref ton manque d'humanité

                Bien aimées sœurs Ulrike, Gudrun, Ingrid
                    Bien aimés frères Andreas, Jan Carl
Vous saviez sans doute
                    Que s'il arrive aux aigles
                    De voler bas
Jamais les poules ne peuvent voler
                    Mes chers cinq doigts de la main
                    Arrachés
                    Jeunes et intelligents visages
                    Torturés mais calmes
                     Doux yeux
                     Tendres mais fermes
Le cœur Les dents L'espoir Les poings Les tripes
                     serrés
De peine Rage Résolution Amour et Espérance
Je vous salue et merci pour tout
                    Sous d'autres formes
                    Le combat continue.

Ardi






in POUR la révolution,

hebdomadaire, Bruxelles,
7-13 décembre 1977.

Version 
ici

                                                          En italien

Traduction


Exit


Exit du cocon de la mère
             Exit de la famille.

                  Exit du pays.
                      Mais le plus déchirant exit,
                                       l'exit de soi-même.


In Produzione e Cultura,
Arlem Editeur,  juillet-décembre 2000.



Comme un train

Certes, tout passe, certes.
Comme un train.
Mais
si on réussit,
même pour un instant,
l'instant d'une vie,
à monter sur ce train
et à savourer le voyage,
alors tout ce qui passe
ne passera pas
en vain.


In Antologia letteraria CINQUE TERRE
(Anthologie littéraire
CINQ TERRES). Premio internazionale di poesia e narrativa
(Prix international de poésie et narration) 1999.


Amour science-fiction


J'ai aimé une musulmane.
Quand elle m'a dit
que les Chrétiens sont des b
âtards
et les Juifs des avares,
j'ai aimé une chrétienne.

Un jour, elle m'a déclaré
que les Juifs étaient des sangsues
et les Musulmans des égorgeurs-nés.

Alors j'ai aimé une Juive.
Mais une fois elle a affirmé

que les Chrétiens sont des mécréants
et les Musulmans des hypocrites.

J'ai alors aimé une blanche.
Mais pour elle les Noirs puent
et les Jaunes suent.

Je l'ai quittée pour une Noire
qui m'affirma que les Blancs sont des cadavres
et les Jaunes des linceuls.

Alors j'ai aimé une Jaune.
Mais elle aussi trouvait
que les Blancs sont des nez pointus
et les Noirs des chimpanzés.

Voilà pourquoi
mon besoin d'aimer
ne pourra désormais que chercher
une Extra-Terrestre,
avec l'espoir que notre amour
ne dépendra ni de foi, ni de couleur.


In Quartieri di luna (Quartiers de lune) Rome,1998.




A la Vie !

 
Quand je mourrai,
faites la fête
pour ce que j'ai bien vécu
et ne faites pas la tête
pour ce que j'ai mal foutu.

Quand à mon sort
après ma mort,
je ne suis pas décidé.

De mon corps,
faites ce que vous voulez.
Si vous m'enterrez,
mettez-moi au cimetière d'Oran,
au soleil et le plus près de la mer.
Si vous m'incinérez,
parfumez mes poussières
et répandez-les dans l'air.

A vous qui m'aimez,
et aussi à vous qui me détestez,
Je ne dis pas: Adieu.
Je chante : A la Vie !



   In Produzione e Cultura, Arlem Editeur,  juillet-décembre 2000.